L'Espace 111     Galerie, exposition, art, peinture, sculpture, artiste ...
EXPOSITION ETRANGES HYBRIDATIONS LES 11 ET 12 FEVRIER 2012
VERNISSAGE LE SAMEDI 11 FEVRIER A 17H



ETRANGES HYBRIDATIONS


Au coeur de l'hiver, l'Espace 111 poursuit son exploration de la création artistique contemporaine en invitant quatre artistes au goût partagé pour des univers décalés, des expériences inhabituelles, des objets hybrides et débridés...

Installation interactive, photographies, sculptures : « Etranges hybridations » donne à explorer, en quatre propositions différentes, des mondes parallèles, mais qui tous disent quelque chose de notre monde. Monde en crise, à l'instar des mises en scène photographiques de Roma Napoli, ou monde intérieur, dans lequel nous plonge l'installation expérimentale de Florence Ormezzano. Monde coloré et hybride, comme dans les sculptures de Wabé, ou cosmopolite sous le regard curieux de Black Sifichi.

Se confronter à un oeuvre d'art est toujours une expérience, aux frontières du réel et de l'imaginaire, de l'étrange et du familier. Les « étranges hybridations » montrées aujourd'hui à l'Espace 111 nous convient, plus que jamais, à ce voyage salutaire.



Roma Napoli

 Les créations de Roma Napoli bousculent nos habitudes de perception des situations et du langage. Pour « Etranges hybridations », elle crée une nouvelle série photographique, « Crises », dans laquelle des « Action Men » prennent la pose ou entrent en action, sur fond de réflexion sur le devenir de l'humain...Avec humour et un esprit du décalage, Roma Napoli nous entraîne dans une étrange fiction qui, au travers de l'artifice du plastique moulé et la mise en scène de la situation, cristallise plusieurs états de crise, de la crise de nerf à la crise d'identité !

En 1982, Roma Napoli fonde le groupe DIX10 avec l'artiste Dow Jones. Dans l'esprit de Dada et de Fluxus, le duo agite le milieu de l'art contemporain par ses oeuvres inclassables, provocatrices et ironiques, décalées et profondément en prise sur leur temps. Ainsi, depuis 30 ans, une centaine d'installations sont montrées à travers le monde, à Paris (La Villette, Musée du Montparnasse, Musée de la Poste, à Tokyo (Metropolitan Museum), Milan, Berlin, Venise, Pittsburgh ou  New York. Parallèlement, depuis une dizaine d'année, l'artiste produit des oeuvres personnelles, s'ouvrant aux nouvelles technologies, à la photo ou à la vidéo.



Florence Ormezzano

 Pour L'Espace 111, Florence Ormezzano offre au visiteur une expérience immersive, et inédite, au travers d'un « Dispositif d’accélération méditative », étrange et fascinant. Voyage hypnotique, le processus plongera le sujet volontaire dans une « transe éclairée en 7mn et 5 secondes », qui le portera aux frontières de ses perceptions. « Métaphore d'un outil possible pour voir et penser autrement », le « Dispositif d'accélération méditative » rappelle que la réalité n'est jamais que le produit de notre regard, et que celle-ci, si notre regard change, peut donc ainsi être modifiée : clé, selon l'artiste, d'une prise de conscience pour faire changer le monde.

Parallèlement, L'Espace 111 montre un ensemble de sculptures de l'artiste, « suite de penseurs/rêveurs hypnotisés par un gourou culbuto électrifié », ainsi qu’un tirage de l'hybride « main papillon » que l'on aura pu voir en mouvement si on a pris le risque de s'essayer au dispositif méditatif.

Née en France, Florence Ormezzano obtient un DNSEP en 1988, puis part vivre à New-York, puis au Japon, avant de revenir en France en 1998. Pendant 9 ans, à New-York, elle réalise un travail personnel de vidéos et d'installations multimédias, participe à des expositions de groupe et projections multiples, en parallèle d'un travail de montage vidéo pour différents artistes New-Yorkais.  A Tokyo, elle réalise deux expositions solo, et bénéficie d'une résidence d'artiste à l'Université de Tokyo dept. "R.A.C.E.".  De retour en France, elle poursuit son projet artistique personnel (photos numériques, animation 3d, livre d'artiste, installation, sculptures en terre/métal/électronique) en parallèle de son travail de réalisation vidéo, avec notamment un documentaire sur Alice Guy.


Black Sifichi

Pour L'Espace 111, Black Sifichi propose une sélection de photographies, des "Choses", tout simplement, des reflets du monde, là où, sous l'ordinaire apparence, se cache un ailleurs poétique, que son oeil, semblable à celui de "l'enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange"*sait voir"plus intensément"*. cosmopolite, aux facettes multiples, paysages, villes ou visages…. Il donne à découvrir l'oeuvre d'un artiste passionné d'un monde aux contours protéiformes et instable, qu'il parcourt depuis plus de 30 ans, d'un insatiable amateurs d'images, à profusion, de ce monde en mouvement perpétuel. Sous son oeil de photographe dans l'âme, tout se métamorphose et s'extirpe de sa banalité, et l'extraordinaire se fait poétique.

A l'aise au micro autant qu'à une table de mixage ou aux platines, ce conteur radiophonique à la voix riche et particulière (6 ans Radio Nova, 4 ans Aligre FM), a développé un univers décalé avant de devenir un élément essentiel du milieu « spoken word », comparé à Tom Waits, Ken Nordine, James Mason et Saul Williams. Poète et écrivain, comédien et performeur, animateur radio et vidéaste, son appareil photo ne le quitte jamais. Ses photographies sont exposées à Londres, Bruxelles, New York et Paris [collection de la Maison de la Photographie]. Premier prix de Time Out magazine pour ses reportages, de nombreuses publications couronnent son talent [Livraison #10 ‘Soundtracks For The Blind’ - France, Brise Glace - Le Cercle Dans Le Carré - France, The Unbearable Anthology - Autonomedia NYC, Wiggling Wishbone with Bart Plantenga - Autonomedia NYC, Actuel Almanach- Paris, The American Journal Of Litterature - USA, City Magazine - France, Vis-A-Vis International, 400ml - Kitchen 93 – France, Monographie Dix10 Une exigeante désinvolture Kitchen 93 editions ...]


Wabé

Drôle de festin que celui que propose Wabé aux visiteurs de l'Espace 111. Ici, sculptures diverses, bijoux, têtes et étranges bestioles s'offrent sur une table dressée comme pour le repas d’une étrange fête.

On ne peut imaginer plus hybrides que les objets sculpturaux de Wabé, êtres vivants ou inanimés, réels et fantasmagoriques, sublimés, mêlant la mythologie au conte de fées, le rêve au cauchemar, dans une sorte de « Carnaval des animaux » coloré dans lequel l’humour et la fantaisie côtoient une forme d’inquiétante étrangeté, monstres aux yeux hallucinés et aux bouches grandes ouverts (de rire ou d’effroi ?).


 Véronique Achard, alias Wabé, produit depuis plus de vingt ans des œuvres qui, des bijoux aux sculptures monumentales, font la part belle à la mosaïque, au béton, mais aussi et surtout à la technique du papier maché, qui permet un jeu riche et sans cesse renouvelé sur les formes, les couleurs et les textures. Exposant régulièrement à Paris, en France et en Europe, elle a aussi réalisé une fontaine en béton et mosaäique pour la Ville de Choisy-le-Roi ainsi que de très remarquées sculptures monumentales pour le Hall de la Cité des Enfants à la Villette en 2007.